Maiao, l’insolite

2 jours

Cet itinéraire est une idée de croisière.
Avec Liberty Cruise, voyagez en toute liberté, démarrez et terminez votre croisière où vous voulez !
Une croisière « all inclusive et privative ».

Le jour du départ : Tahiti – Navigation

Embarquez à bord de notre Bahia 46, en famille ou avec vos amis au matin.
Notre catamaran vous attend à la marina Taina.
Un petit briefing avec notre équipage et dans la nuit partez sur Maiao pour environ une dizaine d’heures de navigation.

Les 1er et 2ème jours : Maiao prénommée « l’île interdite 

Au matin, réveillez-vous à Maiao. Notre partenaire « Tematai » sera présent au quai pour vous accueillir.
Prenez un petit déjeuner accompagné d’un bon verre de jus de fruit frais avant de démarrer votre séjour sur Maiao.
Un accueil chaleureux, avec une noix de coco fraîche, des chapeaux de « niau », des couronnes de cou fleuries, l’odeur du « Tiare » !

Partez visiter l’île en 4×4, faites le tour de la cocoteraie, des pandanus et des lacs.

Tematai vous partagera sa culture et les coutumes de son île avec grand plaisir et le sourire aux lèvres.

Après votre déjeuner, sortez faire du snorkeling, paddle ou kayak dans un lieu sympa et isolé.
Retrouvez-vous, seul au monde !

Le lendemain, du « firfiri » vous attend au petit déjeuner.

Enfilez vos chaussures de montagne et partez randonner ! Vous avez une vue imprenable depuis la montagne « Raveatau ».
Enfin, terminez la journée avec un délicieux repas tahitien, appelé le « ma’a Tahiti ».
Le crabe ainsi que le poulpe au lait de coco sont à tomber !

Le 3eme jour : Moorea « lézard jaune »

Savourez votre dernier jour en nageant avec les requins et les raies. (un moment très apprécié)

Partez faire du snorkeling dans le jardin de corail de Vaiare et visitez les « Tiki Immergés ».

Avant de repartir, profitez du sunset à bord et de faire de la pêche à la traîne pendant la navigation.

Pourquoi pas terminer la croisière en beauté avec la pêche au gros !

Découvrez ce qu'ils en ont pensé...

“ Every experience was truly amazing! “

Comment Maiao est devenue « l’île interdite »

Il faut remonter aux années 1920 pour trouver l’origine de l’interdiction de Maiao aux étrangers. Un citoyen britannique du nom d’Eric Lawford Trower s’installe à Maiao pour y ouvrir un commerce. L’homme à la conviction que l’île peut accueillir une activité minière lucrative avec l’exploitation de phosphate. Il instrumentalise alors une activité de vente à crédit en profitant de la fascination des autochtones pour les biens de consommation venus de l’extérieur : tôles, bois de construction, machines à coudre… « Bien évidemment », souligne Carole Atem dans son étude, « comme à Tahiti lors de l’arrivée des Européens, l’alcool fait son apparition sur l’île. Les achats se faisant à crédit, les habitants se retrouvent très rapidement criblés de dettes et, surtout, demeurent dans l’incapacité de s’en acquitter ».

La première victime du stratagème de l’Anglais n’est autre que Nu’u a Tauniua, alors souverain de l’île. Incapable d’honorer une dette de 65775 Fcfp, il se voit signifier par le tribunal de Papeete, sur requête de Trower, la saisie des droits divis et indivis sur les terres qu’il détient. Une partie de ces terres est alors acquise aux enchères par le commerçant de Maiao. Puis, de 1925 à 1935, Trower parvient à s’approprier jusqu’à 80 % des terres de l’île, par le biais d’actes de vente conclus avec les propriétaires en échange de dettes de consommation.

Au milieu des années 1930, appelé au secours par la population de Maiao, le pasteur Octave Moreau (1872-1936) leur conseille de signaler ces malversations au Gouverneur de l’époque. Une enquête est diligentée sur place. Elle confirme les mauvaises manières de l’Anglais. 

Loin de se limiter aux moyens légaux, ce dernier en vient régulièrement aux menaces avec pistolet, utilise de faux témoignages, pratique le vol de coprah… Le tribunal de Papeete ordonne, le 3 juillet 1934, la saisie de la totalité des droits de M. Trower sur les terres de Maiao. Mis en vente par adjudication, ces terres sont acquises par l’Association agricole de Maiao avec le soutien des autorités de l’Etat. L’entité regroupe tous les habitants de l’île. Elle fut constituée sur les conseils du pasteur Octave Moreau. Cette association agricole est l’ancêtre de l’actuelle Coopérative agricole de l’île.
Les dettes de l’association agricole auprès des instances de l’Etat seront remboursées au fil des ans, grâce à la vente de la production de coprah et de pandanus de l’île.

Les années ont passé. Et cette histoire a été oubliée sur place. Depuis 2013 cependant, Maiao s’ouvre timidement au tourisme. L’activité offre une source de revenus alternative à la population. Pas de pension de famille et encore moins d’hôtel. Un charter nautique transporte les visiteurs depuis Tahiti pour des visites de trois jours. Les visiteurs logent à bord mais ont la possibilité de profiter de la plage, peuvent faire une randonnée en montagne et termine leur séjour par un grand pique-nique en bord de mer. En 2017, 12 voyages de ce type ont été organisés. Une centaine de visiteurs ont ainsi pu découvrir Maiao.

« Aujourd’hui, tout le monde veut prendre le tourisme. Ca nous donne une autre source de revenus. Une source d’argent très importante pour nous », a affirmé Adèle Teariki à l’adresse d’Edouard Fritch, lors de la visite gouvernementale organisée fin décembre dernier, en prenant à témoins la population de l’île rassemblée autour d’elle. Cette nouvelle activité économique s’installe aujourd’hui sur la pointe des pieds. Tout reste à faire sur place dans le respect d’un règlement strict actualisé en 1989 (voir encadré) ; mais on sent bien que la volonté existe d’en finir avec les rigueurs qui ont valu à Maiao la réputation encore très méritée d’île interdite.

Quelques généralités sur Maiao

Plantée dans l’océan Pacifique à 62 nautiques sur l’ouest de Tahiti, Maiao est rattachée administrativement à la commune de Moorea, située à quatre heures de mer. L’île compte 353 habitants en 2017, essentiellement rassemblés dans les 80 foyers du petit village de Taora o Mere. Le point culminant de Maiao est une colline de 154 m, Ravae, logée ou cœur d’un petit massif qui s’étale d’Ouest en Est et surplombe les deux lagunes de l’atoll, Roto Iti et Roto Rahi, au Nord et au Sud. 
L’île est entourée d’une barrière récifale, interrompue par deux passes ouvertes aux petites embarcations : Avarei, creusée à la dynamite non loin du village ; et Apotoo, un passage naturel utilisé uniquement lorsque la passe d’Avarei n’est pas praticable. D’une superficie de 900 hectares, l’île de Maiao tire ses revenus du commerce en déclin du coprah et des feuilles de pandanus séchées (le Rauoro, utilisé pour le tressage ou la confection de toitures traditionnelles). La production et le commerce en sont administrés pour le bien de la collectivité par une coopérative agricole, aujourd’hui présidée par Tauniua Wolta Matahiapo. 
Maiao fut également appelée Tapuae Manu, Maiao Iti, ou encore Teanuanuaiterai en raison de fréquents arc-en-ciel liés à la présence de ses deux lacs intérieurs. 
Le premier européen à avoir visité l’île est le capitaine Samuel Wallis, en 1767. Maiao a été une dépendance de la royauté de Huahine jusqu’en 1904, avant son rattachement administratif à la circonscription de Tahiti et ses dépendances.